Worldex Vier (4) – Pays-Bas & Allemagne – De perchés à enterrés

Corentin Menez
Cliquez sur les liens en gras que vous trouverez dans l’article, une fenêtre s’ouvrira.

Jour 10 (suite)

La frontière Néerlandaise est franchie. Nous nous sommes désormais définitivement éloignés de notre langue maternelle, il va falloir redoubler d’efforts pour se faire comprendre et avancer. Une station-service un peu déserte sera notre rampe de lancement. Un coucou d’adieux à la famille qui nous a gentillement déposée et nous partons à l’assaut des chauffeurs qui s’arrêtent prendre de l’essence. Notre objectif aujourd’hui, Amsterdam. Elle se situe à environ 200 Km.
Première surprise, tout le monde parle parfaitement anglais, que ce soit les jeunes ou les plus âgés.
«Bonjour, vous parlez anglais ? -Bien sûr.  -Nous voulons nous rendre à Amsterdam et on cherche des gens qui y vont. – Nous aussi, montez !»
Notre pilote s’appelle Thomas, il est accompagné d’Ana et il nous amènera directement à Amsterdam où ils se rendent à un festival.
Une fois à Amsterdam, on prend notre pause repas pour manger une petite salade. PH, généreusement, partagera la sienne avec les pigeons en n’en disposant la moitié sur le sol, d’un habile retourné de plateau.
On se met alors en route pour traverser la ville à pied, nos sacs sur le dos. Les rues sont pavées, les maisons en briques rouges sont garnies de fleurs. On s’arrête dans les parcs qui longent la route, des jeunes, accompagnés de leurs vélos viennent se reposer. C’est vivant, c’est paisible. On se rapproche petit à petit du centre et la population se densifie, les vélos aussi. Les architectures sont plus sophistiquées, on aperçoit les premiers canaux. Cette ville a quelque chose qui nous plaît beaucoup, tout le monde semble serein, ne croise plus aucune voiture car tout le monde est cycliste. Et il en faut de place pour ces vélos, des parkings sur plusieurs étages leur sont réservés.

On arrive dans le centre, les rues sont organisées autours des canaux. Aux abords des petites ruelles, le quartier rouge apparaît, où des femmes sont entassées derrière des vitrines. C’est un peu la ville du vice Amsterdam, historiquement, sur le chemin des marins en besoin d’escale. Néanmoins dans le centre, l’ensemble créé une atmosphère très singulière, c’est délicat et intrigant. Un souvenir me vient d’Elio et de son « The Amsterdam Red Light District ».
Notre trajectoire qui était jusqu’à maintenant assez rectiligne sera perturbée par notre passage dans un coffeeshop réputé, le greenhouse Effect. On y prend un café, un thé, et deux spécialités locales : des joints. Le temps de se ressourcer, ils passent du bon rap chill comme je l’aime. On fait des ronds, la salle s’enfume, PH s’égare, peu avant que je ne le rejoigne. Ça y est que nous rigolons comme des débiles, nos esprits flottent dans les airs. Nous devenons spectateurs. Il nous faut trouver où dormir, car oui, la nuit se rapproche. Nous décidons de continuer vers l’ouest, l’objectif de base étant de traverser la ville. On repère plusieurs endroits sur le chemin, mais trop visible ou trop de moustiques, nous nous rabattons sur un camping à la sortie de la ville. PH réussira même à nous obtenir le repas du soir, un don de feuilletés à grignoter.
On l’a fait ! 20 Km à nous deux, enfin 10 Km chacun, 5 par jambe, avec nos sacs de 35 kg, enfin 17 chacun, soit du 0,54 Km/Kg. Un bon ratio !

IMG_1046

Jour 11

Un peu fatigué de la marche de la veille, et peut-être aussi des pet’, nous lèverons le camp vers 14h. C’est deux jeunes de 19 et 20 ans, originaires d’Emmerloord qui nous arracherons à Amsterdam. Ils connaissent un lac près de leur ville d’origine où ils nous déposeront. On ira nager avant de profiter d’une calme soirée.

39926340_2251178905113950_4121816578519990272_n

Jour 12

On se lève assez tôt, il faut qu’on puisse passer la frontière Allemande aujourd’hui. Un peu de marche avant de rejoindre l’axe principal. On s’installe derrière un panneau interdit aux piétons et c’est assez rapidement qu’un policier vient nous déloger, notre pouce encore tendu. Tant pis, on doit continuer notre marche. Après deux voitures, on se retrouve à Lemmer où nous déjeunerons. La pluie s’invitera à notre expédition. Deuxième intervention de la police, on se fait à nouveau chasser. On accédera à une station-service sur laquelle Robin s’occupera de nous amener à Groningue après avoir fini son café et répondu à ses mails. Robin laisse traîner le mystère sur sa personne. Mais après s’être bien renseigné sur qui il avait à faire, il nous parle de son métier. Il est manager pour la chaîne de restauration Domino’s un peu partout aux Pays-Bas. C’est en fait, comme le confira un employé de la firme, le Head Manager de Domino’s aux Pays-Bas, en tout cas quelqu’un d’assez important pour nous offrir deux pizzas avec boissons.
Groningue, ville du nord des Pays Bas, surnommée petite Amsterdam, encore très peu prisée des touristes mais « tout aussi belle ». Tout aussi belle je ne crois pas, mais c’est sûrement une manière de dire que la ville est restée plus authentique que sa grande sœur. Elle est peuplée d’étudiants en pleine journée d’intégration, très vivante. Après nous avoir présenté tous les Domino’s de la ville, offert des pizzas, Robin nous lâche en plein centre où la pluie fera son retour incessamment. Il nous faut nous dépêcher de les avaler, en vérité nous avions déjà déjeuné il n’y a que 3h. Mais bon, l’appétit vient en mangeant.

IMG_1048

On repart, le ventre gonflé, nous installer sur une bretelle de voie rapide. C’est au bout de 45 minutes que Ruben interviendra. Il est juriste spécialisé dans le droit des énergies, et prof à l’université de Groningen, d’où sa présence sur les lieux. Ruben est allemand, et c’est donc lui qui nous fera traverser la frontière. Il nous apprendra une fois la frontière franchie que le stop est en vérité quasi-interdit aux Pays Bas.
Il nous dépose près de Leer, là où une manifestation divine se produira devant nos yeux éberlués.
Fatigués par l’attente à nouveau, après une journée et un ventre déjà bien remplis, nous commençons à trouver le temps long. PH annonce « dans 10 voitures c’est la bonne », je rajoute « une golf rose ». 1, 2, 3 voitures rien, puis lentement le chiffre monte. Au loin j’aperçois une golf rouge rosée (on valide), puis le miracle se produit, la dixième voiture s’arrête. Sebastian, un étudiant, qui nous fera faire les 20 derniers kilomètres de la journée. On se repose dans la campagne allemande en compagnie des tiques et d’une météo capricieuse.

39936643_408161556380217_7776911172791435264_n

Jour 13

Le sommeil a été lourd. C’est à la station-service du coin que nous rencontrerons un couple de Néerlandais Eva et Christophe qui nous acheminerons à Oldenbourg. Eva passera le trajet retournée sur son siège pour parvenir à pleinement bavarder avec nous. Un super voyage. Une fois à Oldenbourg, les minutes passent, personne ne va à Brême. On nous dit de prêter attention aux plaques. À chaque agglomération allemande correspond une plaque. Nous cherchons donc les initiales HB. C’est au moment où on décide d’abandonner qu’une voiture HB vient vérifier la pression de ces pneumatiques. Si on n’ose pas, on n’aura rien. André, un jeune directeur de travaux,  apprend à se familiariser avec sa toute nouvelle voiture. Il va à Brême, la prochaine grande ville sur notre chemin. Sur l’Autobahn, il fait monter sa berline à 200 km/h, tout en nous expliquant que cette route est souvent sujette aux accidents. Il nous raconte avec une certaine émotion qu’il révérait de faire comme nous, partir à l’aventure aux 4 coins du monde, mais son nouvel emploi et son ménage l’empêchent de l’envisager. Les adieux sont difficiles, il nous promet que si dans 2h nous n’avons pas bougé, il viendra nous récupérer pour nous emmener chez lui. Une deuxième belle rencontre pour cette journée mitigée.
Du stop, à nouveau, on va mettre en application le processus de déresponsabilisation. Forte circulation, de l’espace pour s’arrêter, de la visibilité, une vitesse limitée, un accès direct pour Hambourg. L’endroit parfait pour un stoppeur. Et pourtant le temps passe et les gens nous ignorent. Le processus de déresponsabilisation, c’est de dire que quand beaucoup de monde se trouvent au même endroit, la responsabilité de venir en aide à quelqu’un sera reportée sur les autres. Plus de monde il y a, plus la responsabilité est diluée. C’est pourquoi personne ne nous prend. C’est une règle de base pour les auto-stoppeurs, éviter les villes. Pourtant nous avons quand même décidé de la mettre à l’épreuve. Il faut dire qu’on n’a pas vraiment le choix. Après un long moment, on se résigne, il faut trouver une solution.
Nous rencontrons Corina à la station-essence un peu en amont. Elle doit passer à son travail, à une autre station, un peu plus loin. Elle nous propose de nous y déposer. On s’éloignera un peu de la ville, ça ne peut pas nous faire du mal. Sur place, elle nous propose un café et un chocolat chaud avant de repartir. On arrive avec difficulté à s’éloigner un peu plus du centre.

PH passera ensuite le Macdrive à pied et reviendra avec deux burgers et une frite offerts, habile ! Le temps passe et toujours pas de voiture, le stop dans le nord de l’Allemagne c’est très compliqué.
On décide de plutôt de chercher un endroit où dormir. On sonne aux maisons, les habitants, un peu méfiants, nous désignent un champ où malheureusement les chevaux s’étaient déjà installés. Puis cette belle ferme traditionnelle avec de grandes étendues d’herbe se présente à nous.

À l’intérieur, Alfred et sa femme Karla, semblent craintifs. Le dialogue est compliqué, on nous répond en Allemand. Alfred nous désigne un prairie, sa femme, en retrait, nous surveille au loin. Alfred devient plus bavard, le problème c’est que l’on ne comprend toujours pas l’allemand. Il fera appel à sa fille Maike, accompagnée de son mari Oliver, avec qui on pourra échanger en Anglais. Tout le monde se décontracte, on est invité à aller manger des pâtes chez Maike et Oliver, où on fera la rencontre de leurs enfants Leonie, Lennart et Linus. On passera une plaisante soirée chez eux à parler de voyage, réjoui. En Allemagne, le stop ne marche pas très bien, mais les gens sont super !
On dort paisiblement, le bruit du vent filant entre les conifères venant nous bercer.

39410335_237606540230112_2720794608727490560_n

Jour 14

On est réveillé par le soleil qui heurte la tente, et quelques minutes après, c’est Alfred qui se présente. Nous sommes encore à moitié endormi, on a du mal à comprendre ce qu’il nous dit, mais on finit par déchiffrer quelque chose comme « il va bientôt pleuvoir », « venez manger un peu à la maison après », le langage des signes nous venant en aide. C’était bien ça. On rentre dans la maison et on découvre une table remplie de fromages, charcuteries, pain, café et œufs de caille du jardin. Plus aucune méfiance, nous sommes des invités d’honneur. On nous incite (nous oblige), à nous faire des sandwichs pour plus tard. On visitera les lieux en compagnie de nos hôtes germanophones, et sans audioguide. 

IMG_1050

Puis la parenthèse est finie, il faut reprendre le stop. Et rien ne marche. On enchaîne les kilomètres à pied pour tenter de trouver de meilleurs endroits. C’est vers 17h qu’un spot semble enfin convenir à nos attentes. C’est bon, on a assez mis à épreuve notre patiente, il faut que ça marche. Et ça marche. C’est Maria, une none, qui nous prendra. Cette femme est complètement perchée. C’est moi ou elle perd la mémoire, elle vient de nous demander 20 minutes après être parti pourquoi est-ce qu’on l’a choisie pour faire le trajet ? On essaie d’en savoir plus sur ce personnage, elle nous raconte la larme à l’œil pourquoi elle est devenue none dans un couvent réserve aux femmes. On ne comprend pas tout, elle passe d’un sujet à l’autre sans raison. Elle part dans un monologue, d’une petite voix douce complètement cachée par le bruit colossal de sa fenêtre ouverte au vent. Certaines bribes de phrases ressortent mais c’est complètement inaudible. C’est grotesque, je suis pris d’un fou rire que je dois dissimuler. Plus tard, elle partira soudainement en direction de Hanovre alors que nous allons à Hambourg. Elle ne remarque pas son erreur alors que son GPS lui implore de faire demi-tour. PH intervient, puis se convertit en copilote. C’est un sketch qui commence, PH la guide, mais malgré ses instructions claires et de gros panneaux de signalisation indiquant Hambourg, elle ne cesse de demander sa route, répétant « and then ? » (« et ensuite ? »). Dieu, c’est toi qui nous envoies cette none ? Tu te foutrais pas un peu de notre gueule ?
L’arrivée n’est pas moins drôle. Après avoir été guidé dans le droit chemin, elle nous dit que nous pouvons dormir dans le couvent pourtant réservé aux femmes. C’est une idée qui nous semble intéressante, nous nous rappellerons de cette nuit à coup sûr. Alors que nous ne sommes qu’à 5Km de l’arrivée, elle continue à demander la route à suivre. Je lui demande « mais tu n’y es jamais allé à cette église ? », elle nous répond que non. Une fois arrivés, nous attendons dans la voiture qu’elle aille consulter la mère supérieure. Elle revient l’air un peu gênée et nous indique la station de bus la plus proche. J’ai soudainement en tête l’image de cette none, nouvelle, qui se présente dans une église exclusivement féminine, qui va voir l’assemblée, disant qu’elle a ramené deux hommes rencontré 2h plus tôt puis demande si elle peut les faire dormir au couvent. C’était pourtant évident que ça ne passerai jamais. Ce trajet était mémorable ! On ira se réfugier près d’une jolie petite église un peu plus loin, et nous poserons notre campement avec l’accord du révérend.

39980267_473624593141089_1801101742532722688_n

Jour 15


ATTENTION, LANGAGE GROSSIER

Quelle journée de merde. On marche pendant 1h30 au soleil, je me suis déjà réveillé en ayant mal de partout, ça ne s’arrange pas, cette journée sent la merde. Je ne veux pas la faire celle-là, on peut passer à la suivante ? Pff. Après une galère de marche interminable, on se retrouve à la sortie du ports d’Hambourg. Tout le monde nous ignore, on est complètement désemparés, accablés. On se retape le trajet dans l’autre sens, il fait chaud et c’est moche. Vers 14h, on finira par prendre un bus qui nous sortira de cet enfer. Plus loin dans la ville, on repère un endroit avec nos portables qui semble exploitable pour notre affaire. Sur place, tout est en travaux, c’est impossible de s’arrêter pour les voitures et dur à franchir pour nous. Fais chier ! J’en peux plus ! On finit par suivre la piste de deux backpackers danois qui n’hésitent pas à déplacer des balises de chantier pour faire de la place aux voitures. Je pense que pour cette journée, on a attendu environ 7h avant que notre sauveur, Johannes, nous recueille.
Johannes est un Hambourgeois, d’une petite 50 aine d’années. Il part rejoindre sa femme sur une petite île Danoise et peut nous déposer proche de la frontière. Il gagne sa vie en faisant visiter Hambourg aux touristes, à bord de son transporteur. Il est enjoué et éloquent. Nous avons le droit à une petite visite imaginaire d’Hambourg, nous décrivant les beaux quartiers, les histoires, la culture, dans ce qui est la deuxième plus grande ville allemande. Bah oui, parce que nous on en a vu que ce putain de port à la con, pas tout ces beaux trucs qu’il nous dit.


FIN D’AVERTISSEMENT, BONNE LECTURE

・゚: *✧・゚:* L’été, sa faune agitée, sa flore épanouie, la liesse et la légèreté. *:・゚✧*:・゚✧
Un parfum d’aventure me saisit à l’approche de la légendaire Scandinavie, pays des Vikings et des paysages divins. Notre objectif est à deux doigts d’être accomplit. Suite à ce très agréable moment passé avec Johannes, la frontière danoise n’est plus qu’à quelques Km. Il nous dépose au « Scandinavian Park » de Flensbourg, plus qu’à trouver quelqu’un pour nous aider à poursuivre l’aventure.

11 commentaires sur “Worldex Vier (4) – Pays-Bas & Allemagne – De perchés à enterrés

  1. Merci de nous faire partager vos belles rencontres… et aussi vos galères avec tous ces détails (et cette auto-dérision, bravo !). On s’y croirait ! Et j’aime bien aussi les ambiances musicales associées. On est avec vous. Bises

    J'aime

  2. C’est pas tjrs la joie mais vous avancez quand même et vous faites des belles rencontre et des rencontres etonnnantes…bonne continuation et impatient de lire la suite. Bon courage à vous deux.
    Jacques

    J'aime

    1. Salut Mumu, merci pour ton message, c’est sympas de voir que les collègues suivent l’aventure! On a aussi bien rigolé avec cette nonne « un peu » à l’ouest! A plus, Ph

      J'aime

      1. Je suis agréablement surprise de l’attitude des gens vis à vis de vous. C’est rassurant de voir des gens peut-être un peu frileux au départ mais qui finalement s’avouent excessivement bienveillants et accueillants voire plus. C’est génial. En tous les cas, c’est une super aventure et d’avoir créer un blog comme celui-ci est une très bonne idée. Cela permet à tous vos contacts proches ou lointains de suivre votre périple pas à pas. Merci de nous donner accès à cette aventure. Quand je vais sur votre site, j’ai l’impression d’ouvrir un livre qui va me faire m’évader loin de notre quotidien pas toujours sympa. Merci encore pour ce partage. Grosses bises et à très bientôt.

        J'aime

  3. Hello from Germamy!
    Alfred and Karla received your post card ✉ from Sweden 🇸🇪 and want to thank you.
    Good luck for your further journey, you are welcome everytime you come back to Germany/Achim. 🇩🇪
    Greetings from
    Oliver, Maike, Leonie, Lennart and Linus
    👨🏼🧝‍🙋🏼‍♀️👱‍♂️🤵🏼
    Karla and Alfred
    🧓👴

    J'aime

    1. Hello you ! Great that they received the letter. Maybe Leonie made the translation ?
      Thank you ! This last week we travelled back through Germany again and had really great times, we love your country. Now we’re in Switzerland, on our way to Mediterranean sea.
      Sorry for misspelling your name 😦 we rectifying it.
      Bye !

      J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s