Worldex sept (7) – Bons baisers de Pologne

Pierre-Henri

Jour 25

Nous nous réveillons sous le soleil pour entamer cette 27 ème journée sur les routes. Le petit déjeuner composé de prunes ramassées quelques mètres plus loin, de miel de Katja et René ainsi que de beurre de cacahuètes suédois nous donne l’énergie nécessaire pour plier la tente et entamer notre marche vers l’autoroute. Ces derniers jours ont été un régal, nous avons bon espoir pour la suite. De toute façon nous avons le temps aujourd’hui, une petite soixantaine de kilomètres nous sépare de Bamberg ou nous prévoyons d’établir le prochain campement. Winfried, un ami de ma mère habite à 20 minutes de Bamberg et peut nous recevoir à partir de lundi.

Après quelques dizaines de refus de personnes parquées sur l’aire d’autoroute nous prenons place à la sortie de celle ci. Je commence à écrire « Bamb.. » sur un carton lorsque qu’un monsieur nous interpelle. Coco cours à sa rencontre, il nous propose de nous emmener sur l’autoroute de Bamberg, ce qui représente un détour pour lui. Nous acceptons et montons dans sa voiture, Harry ne parle pas très bien anglais mais nous confirme qu’il connait un endroit où nous poser. Effectivement arrivés sur place nous remarquons la circulation, la station essence et les différents magasins alentours. Le temps de manger un sandwich et nous reprenons le stop. Une heure d’attente plus tard, ou nous nous relayons pour ne pas brûler au soleil, nous sommes pris et déposés directement dans le centre de Bamberg.
Ces derniers temps nous avons pris du retard dans nos articles et nos vidéos, nous resterons donc toute l’après-midi et la soirée dans un Mc Donald’s. Vers 21h nous nous décidons à bouger et à traverser la vieille ville, histoire de voir autre chose que les sièges du fast food, et de trouver un endroit où dormir. Sur le chemin les rues sont désertes et rien ne nous attire particulièrement l’œil. Une ville de plus sans charme particulier. Puis à l’entrée d’un petit pont piéton en pierres deux vigiles nous barrent la route, fouille de sacs obligatoire pour passer. Surpris nous déballons nos gros sacs et laissons le vigile passer en revue notre PQ, nos caleçons, nos lingettes bébé et autres matériel que tout le monde a sur lui. Nous traversons finalement le pont et la foule nous submerge !
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Les petites rues pavées se révèlent magnifiques et bien en fleurs. De la musique bourdonne à nos oreilles, nous nous dirigeons instinctivement vers elle à travers les stands de bières et les gens en habit traditionnel bavarois [apparition Ninja de Corentin, cliquez sur le lien]. Nous sommes tombés en plein milieu du festival Sandkerwa, un des plus grand de Bavière! Nous ne résistons pas à deux pintes de bières, que, par un coup du sort bien heureux, nous ne payerons pas. Nous continuons notre traversée de la ville quand je demande à Coco,  » si tu vois la brasserie Schlenkerla il faut qu’on se prenne des bières, ma mère m’en a parlé il ne faut pas rater ça ». Je me retourne, « Ah ba tient elle est là! » Le sort est toujours en notre faveur! Deux pintes de bières fumées plus tard nous sortons de l’endroit qui ressemble à une rue dans les rues en quête d’un coin d’herbe. La « petite Venise » nous aura bien accueillie et étonnée!

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Jour 26

Aujourd’hui nous avons toute la journée pour faire 20 minutes de voiture, autant dire que nous ne sommes pas pressés. Levés 10h30, départ 11h30, en poste pour le stop après une bonne marche et une salade à 14h. Nous attendons 10 minutes pour qu’une personne nous propose de faire un détour pour nous déposer à Eggolscheim, notre destination. Parfait! 14h30 à Eggolscheim.

Winfried nous attendais sur sa terrasse et nous interpelle d’un « bienvenu »!

Pour la petite histoire, Winfried et sa femme Barbara aujourd’hui décédée, ont accueilli ma mère pendant quelques temps il y a une quarantaine d’années, ils ont accueilli ensuite ma cousine Carole. Cela me faisait donc plaisir de continuer cette « tradition ».

Accueil allemand oblige deux bières bien fraîches nous sont servies et nous commençons à échanger avec lui. Nous parlons suivant les sujets abordés anglais, français et allemand, euh non pas allemand à part Halo, Schlaf gut et franzosisch nous ne pouvons pas sortir un mot. Un de ses ami nous rejoindra pour la deuxième bière. Winfried ne sera malheureusement pas disponible le lendemain mais il nous programme notre journée en fonction de sa disponibilité. Il nous déposera vers midi à Forscheim ou nous pourrons visiter les remparts et nous octroyer un bon bain dans le parc aquatique. Son ami nous proposera même de nous laisser deux motos pour aller nous balader. Pas de bol nous n’avons pas le permis moto ce sera donc pour une autre fois. Viens l’heure du dîner ou Winfried nous fera faire le tour des villes alentours en Mercedes pour trouver un restaurant qui propose une cuisine locale. Tout est fermé. Il nous offrira finalement une pizza. Nous terminons la journée dans un grand lit, quel bonheur de retrouver ce petit confort.

Jour 27

Au matin Winfried nous attend sur la terrasse pour prendre le petit déjeuner. Au menu un grand bol de muesli maison avec banane fraîche, pêche et yaourt stratchiatella, un délice ! Il nous dépose ensuite comme prévu à Forscheim, nous faisons le tour de la ville, de la maison penchée et de la « petite Venise » (décidément les allemands n’ont pas beaucoup d’imagination).

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Nous nous mettons ensuite en quête d’un « frisor » ou coiffeur. Ça fait depuis le départ que je voulais y aller et je commence à retrouver ma touffe des années lycée. Corentin n’est pas mieux lotit dès qu’il masque un épi, un autre apparaît de l’autre côté. Nous en trouvons un et pour mieux comprendre la coiffure que nous voulons la coiffeuse nous tend deux bouquins de photos de mecs bodybuildés qui pour la plupart tirent des tronches à faire peur. Nous trouvons quand même notre bonheur, ce sera la coiffure « Soviet Goulag » pour Coco et « Animal seduction » pour moi. En espérant que ce changement d’apparence nous apporte des vents favorables!

Winfried nous récupère à l’endroit où il nous avait déposé. Nous passons la soirée autour d’un barbecue et d’un feu de cheminée sur la terrasse.

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Jour 28

Le lendemain Winfried nous dépose sur une entrée d’autoroute en direction de Nuremberg. Ma coiffure semble fonctionner, de belles filles s’arrêtent à la chaîne. « On va peut être faire un détour pour aller avec elles non? » Pas le temps, on a un bateau à prendre! Nous refusons à contre cœur les propositions. Je me décide ensuite à aller voir un peu plus loin si il y a un endroit un peu plus propice au stop. A mon retour je vois une voiture arrêtée au niveau de Corentin, chouette il a trouvé quelqu’un ! Je me ravise vite quand je comprend qu’il s’agit de deux policiers en civil. Fouille intégrale de sacs au programme, pas de bol pour eux nous n’avons rien de dangereux ni d’illégal sur nous. Ils continuent leur route.

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Finalement un chauffeur s’arrêtera pour nous emmener à Nuremberg ou nous trouverons une autre voiture pour Munich. Damian est un jeune entrepreneur de 26 ans fondateur et président de trois entreprises en pleines expansions, propriétaire d’une centaine de maisons et appartements autours de Nuremberg et grand amateur de sauts en chute libre. Habillé d’un petit short rose et d’un polo bleu, assis sur son siège en cuir blanc, nous sommes à mille lieux de sa vision de la réussite. Il n’en reste pas moins que nous passons un très bon moment en sa compagnie en roulant à plus de 220km/h sur les autobahns allemandes. Nous continuons notre route, non sans mal en direction de l’ouest pour redescendre au niveau du lac Constance, frontière entre l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse. Nous poussons le stop jusqu’à la nuit sans réussir à atteindre l’étendue d’eau. Nous établirons notre campement sous l’orage sur une petite colline bien visible depuis la route : l’orage nous servira d’alibi si on vient nous déloger.

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Jour 29

Le matin suivant nous atteindrons le lac Constance avec 3 voitures dont Elena, étudiante à Stuttgart, qui prendra le temps de nous emmener sur les hauteurs de Lindau côté Autrichien pour nous montrer le lac vue de haut.

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Vue imprenable sur une des sources du Rhin et rencontre impromptue avec des cerfs, chèvres et sangliers au sommet. Sur la redescente nous entendons à la radio une des chansons préférée d’Elena dont on parvient étonnement à comprendre les paroles. [apparition ninja de Corentin n°2, cliquez sur le lien]. « Ella », c’est en faite le surnom que ses amis lui donnent.

Nous trouvons refuge dans un parc à côté d’un grand foyer encore fumant après avoir dompté une cinquantaine de moineaux sur le port sous les yeux ébahis des touristes.

Après avoir rejoint une aire d’autoroute attenante à la ville nous trouvons un couple Allemand en direction de Zurich qui accepte de nous emmener. Ils nous déposent sur une station service quelques km avant l’entrée de la ville.
Nous avons probablement fait une erreur en prenant la voiture suivante. Quand vous attendez quelques heures et demandez à quelques dizaines de voitures de vous emmener, au bout d’un moment vous pouvez perdre un peu patience. Comme tout auto-stoppeur le sait probablement les villes sont un cauchemar, facile d’y entrer mais en sortir c’est une toute autre histoire.
Ben, organisateur d’un festival en chemin pour l’aéroport de Zurich pour récupérer une chanteuse Sud Africaine, acceptera de nous prendre . Il nous dépose à l’aéroport, une pluie battante se met à tomber. Nous levons les pouces à la sortie du dépose minute puis au niveau d’une station essence, personne ne s’arrête. Le temps est long et la fatigue se fait sentir, l’aéroport ce n’était vraiment pas une bonne idée. Nous abandonnerons au bout de deux heures lorsque nos K-ways ne remplissent plus leur office. La station nous servira de refuge le temps d’attendre un temps plus clément.
Nos pieds étant le moyen le plus sur d’avancer, nous nous rendons à l’extérieur de la ville pour retenter le stop. Cette fois c’est bon, on nous dépose sur une station à la sortie de la ville. Il est 19h30 la nuit ne va pas tarder à tomber mais nous poussons un peu pour avancer.
Vers 20h deux jeunes s’arrêtent au niveau de Corentin, première impression peu rassurante: voiture pas en très bon état, en bordel et gueules des mecs dignes des méchants russes des films James Bond. Nous entrons dans la voiture, les sacs posés sur nos genoux. Dariusz et Wojciech sont tout les deux polonais, deux frères choisis pour le pire et le meilleur. Ils parlent un anglais compréhensible ponctué de « you understand? » (« tu comprends? »)et de « kurva! » Un mot qui peut vouloir dire à peu près tout. Dariusz, le conducteur, à pour rêve de devenir rappeur à Los Angeles, il nous fera des démonstrations de rap en Polonais en s’arrêtant de temps en temps pour engueuler son collègue qui ne lui laisse pas assez de bière, « dégage Wojciech! » (en français). On leur demande d’abord de nous déposer au niveau de leur sortie d’autoroute. Ils proposent de nous emmener plus loin, il doivent juste aller voir leur propriétaire pour lui payer un loyer en retard. Ça nous va, on veut avancer et comme il fait nuit on ne trouvera pas d’autres voitures. Ils arrivent finalement à cours de carburant, pas d’essence mais de bières, il faut faire le plein. « Hé mais c’est vendredi bière ! Faut qu’on s’en achète aussi! » Une station essence nous servira de fournisseur. Coco part en acheter et nos deux collègues aussi. Je reste seul à la voiture. Dariusz revient prendre un sac de sport dans le coffre et retourne dans le magasin. Mmmh bizarre, il avait peut être son portefeuille dedans… 5 minutes plus tard il ressort en tenant son sac rempli dans ses bras , il nous regarde :  » You know what I did? ». Oui on a bien compris ! Il vient de voler deux packs de bières, en Suisse ça représente uns sacrée somme! En fait 90% du matériel présent dans la voiture est volé, ils nous font l’inventaire :  » the T-shirt I stole it, the shoes I stole it, the jacket I stole it, everything I stole it » (« Le t-shirt je l’ai volé, les chaussures je les ai volé, la veste je l’ai volée, je vole tout! »). « I use used to steal cars, but not anymore, now I only steal from big companies not from people » (« Avant je volais aussi de voitures mais maintenant je vole juste aux grandes entreprises pas aux particuliers »). Nous commençons à comprendre avec qui nous roulons. Nous arrivons au niveau d’une maison ou nous attendons le propriétaire. Une voiture s’arrête derrière nous, les phares toujours allumés. Dariusz et Wojciech descendent nous restons sur la banquettes arrière toujours avec nos sacs au niveau du menton. Le propriétaire est Serbe, grand et baraqué. Les échanges se font de plus en plus intenses, le propriétaire demande une trop grosse somme pour les deux jours de location, le ton monte. « Si ça en vient aux mains, qu’est-ce qu’on fait? »  » J’en sais rien mais je pense pas que ça aille jusque là » dis je à Coco en essayant de me rassurer moi même. Finalement j’avais raison, les deux Polonais capitules face au Serbe et remontent dans la voiture énervés. Nous avons l’impression d’être spectateurs d’un film, nous subissons les événements. Nous aurions pu descendre de voiture mais la curiosité et l’envie de voir la suite nous forcent à rester. On redémarre, après une centaine de mètres Dariusz lance un « shit! » (« Merde! »), Je regarder derrière, des gyrophares! Je regarde Coco, on est pas surpris c’est la suite logique à l’histoire. J’espère juste que ça ne finisse pas en course poursuite. Heureusement Dariusz se gare, les policiers sortent et viennent jusqu’à nous. Contrôle d’alcoolémie pour Dariusz qui finissait sa troisième bière depuis que nous étions avec lui, il ne trouve pas son permis, cherche dans tout les coins pour trouver les papiers de la voiture. C’est pas possible ça va pas passé. Et bien si, comme ils nous disait, à chaque fois qu’ils se font arrêtés ça passe. On discutera même avec un des agents tout content de pouvoir montrer qu’il peut parler français. On redémarre jusque la ville où ils nous déposent. Il se gare au milieu d’un pont, deux roues sur le trottoir, deux roues sur la routes. Ils descendent avec nous pour une dernière bière, puis une deuxième, puis une troisième.

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Au final nous aurons bien sympathisé avec ces deux énergumènes et nous promettons de nous revoir au Etats Unis quand nous y serons et que Dariusz se sera fait un nom dans le milieu du rap. Exténués nous monterons la tente non loin de là en repensant à la soirée incroyable que nous venons de vivre et au vendredi bière le plus original jusqu’ici.

Jour 30

On doit maintenant avancer, passer la frontière franco-suisse pour rejoindre Toulon, c’est la mission du jour. Quelques heures d’attentes au pont ou il reste des vestiges de la veille et nous commençons enfin à avancer. Nous retrouverons plus tard le doux parfum des aires d’autoroute et resterons bloqués quelques heures de plus avant de trouver Jean pouvant nous amener plus loin sur la route. Au moment où nous allons rentrer dans la voiture deux auto-stoppeurs descendent d’une autre auto, ils vont dans la même direction que nous, nous partirons donc à quatre avec Jean. Ce dernier est cultivateur d’haricots vert, en tout cas en cette saison, il fera un détour de plus de 30km pour amener tout son petit monde à une aire d’autoroute avantageuse pour nous. Le couple d’auto-stoppeur vient d’u Danemark et de Pologne, nous échangerons nos ressentis de stop dans les différents pays traversés.

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Au moment de descendre de la voiture nous nous repartirons les points de stop de l’autoroute, pendant qu’ils attendront à la sortie Corentin et moi ferons le tour du parking en demandant directement au gens. Notre méthode s’avère plus efficace, la deuxième personne interrogée sera la bonne et nous emmènera sur l’aire d’autoroute avant Lausanne. De la nous trouverons deux frères d’une quarantaine d’années qui nous déposeront entre Lausanne et Genève. Ils auraient aimé venir avec nous, partir du jour au lendemain sans se poser de questions mais avec leur famille et leur boulot ils ne peuvent pas. Cela arrive souvent que des personnes nous confient leur admiration d’avoir osé franchir le pas et de ne pas penser à ce que l’on ferait au retour. Ce genre de témoignage ne fait que confirmer que notre timing était le bon, tout quitter avant que trop de contraintes (bonnes ou mauvaises) nous empêche de le faire.

Pour la dernière voiture de la journée nous trouverons un jeune pouvant nous emmener jusqu’à la frontière française. Nous passerons la frontière à pieds et poserons le campement à l’extérieur de la ville proche de l’autoroute.

Jour 31

Après une longue attente sur une entrée d’autoroute déserte, on nous prendra pour nous emmener directement à Lyon ou ma sœur viendra nous chercher. C’est bon de retrouver des personnes connues même après un petit mois de voyage, comment cela sera t’il après deux ans? En tout cas nous profitons du moment, un peu court quand même, en effet Guillaume, le copain de ma sœur, se rend à Saint Tropez pour son travail et il peut nous emmener! Occasion à ne pas manquer nous partons avec lui après le 5 ou 6 ème au-revoir à ma sœur.

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Le soir même nous arrivons à Saint Tropez ou nous passerons la soirée sur la plage avant de planter la tente pas très loin de celle ci dans un bosquet difficile d’accès à cause des plantes piquantes l’entourant. Au moins nous ne serons pas dérangés !

Jour 32

Le jour suivant nous le passerons sur la même plage à peaufiner nos articles et vidéos. Le soir nous ferons quelques dizaines de km jusqu’à La Londe Les Maures pour passer la nuit. Impossible de trouver un endroit ou poser la tente par ici, nous dormirons à la belle étoile sur nos matelas les pieds attenants à la Méditerranée.

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Un commentaire sur “Worldex sept (7) – Bons baisers de Pologne

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