Seventeen (17) – J'irai manger au Honduras, dormir au Salvador, brûler au Guatemala et prier à Bélize

Pierre-Henri

JOUR 295 – JOUR 317
21/05/2019 – 13/06/2019


En complément de l’article, ou pour les flemmards, notre vidéo au Guatemala:


Nicaragua, on retrouve l’inexplicable chaos des frontières centro-américaines. Des rues en travaux qui semblent perpétuels, des cabanons en bois et tôles réutilisées probablement plus d’une fois, zéro explication sur la marche à suivre malgré des dizaines de personnes qui déambulent assurément dans tous les sens, aucun panneau de direction et nous au milieu de tout ça essayant de nous frayer un chemin, à grand renfort de sorties de passeports, jusqu’au Honduras.

Une voiture nous embarque pour Choluteca. Notre conducteur parle un Espagnol très clair et nous arrivons à avoir des discussions intéressantes avec lui si bien qu’il nous offre nos premiers pupusas : une galette de maïs avec une garniture de fromage, porc, poulet ou haricots. Un couple de bonne famille, inquiet pour notre sécurité, nous prendra ensuite puis un minibus nous avancera vers une source thermale. L’endroit est original, de grands bassins d’eau tourbée, des dizaines de tables, une piscine, mais un seul couple pour en profiter. Nous obtenons l’autorisation d’installer nos hamacs pour la nuit et nous allongeons au milieu d’écureuils, de daims et de crocodiles.

Franchissement du Honduras en 24h, nous faisons notre entrée au Salvador, terre de… J’en sais rien en fait, je ne connais absolument pas ce pays. Ici, seul le dollar est accepté, la monnaie locale à disparue il y a quelques années. Première voiture qui nous prend, 1$ chacun à l’arrivée, on n’a pas fait attention. Deuxième voiture : un homme heureux. Coco est dans la benne et moi à l’avant avec lui. Il me raconte les troubles du Salvador, la révolution qui dure depuis plusieurs dizaines d’années entre les communistes et le gouvernement et à laquelle il a pris part et qui lui a laissé un souvenir au ventre. Une balle l’a traversé. La cicatrice n’est pas comme dans les films, circulaire et bien marquée. Non, là on voit clairement les lambeaux de peau arrachés et les différences de teintes. Il n’en parlera pas beaucoup et préférera m’aviser des zones à éviter.

A San Miguel nous sommes récupérés dans la rue par deux étudiants en relations internationales qui nous proposent de nous faire une visite guidée de la ville. On monte et direction un lac connu uniquement des locaux. Puis nous logeront chez l’un d’entre eux après avoir mangé des pupusas à 1$ les trois devant un match de foot entre équipes locales. Un orage incroyable nous touchera de plein fouet le soir, les rues se retrouveront complètement inondées. Oui nous l’avons compris nous sommes bien rentrés dans la saison des pluies. Le lendemain, le père avec qui nous avons bien accroché malgré sa débauche de la veille, nous invite à prendre le petit déjeuné au restaurant. Premières vraies tortillas préparées devant nous et premiers chicharonnes (graillons).

Raphaël à droite sera notre hôte pour la nuit
Coco dans un fourgon, un tissu sur le visage à cause des gaz d’échappements

Nous ne trouvons pas ou nous loger : la zone n’est pas sure, en même temps nous sommes surement sur le plus grand carrefour du Salvador. Juste avant la nuit un père et sa fille s’arrêtent à notre niveau, ils peuvent nous amener une ville plus sure ou passer la nuit. Après leur avoir fait part de notre histoire, ils nous emmènerons sur un volcan avec vue imprenable sur la capitale puis, chez eux pour dormir. Régulièrement, des détonations se font entendre aux alentours, pas de cloches ici (ainsi qu’au Guatemala) les églises utilisent des pétards !

La frontière du Guatemala ,nous la passerons à l’arrière d’un pickup, 2$ pour sortir du Salvador et c’est tout. Notre chauffeur continue sa route 70km après la frontière. Alors que nous tentons tant bien que mal de protéger nos poumons de la poussière derrière un tissu, la voiture trace sa route vers l’ouest. Les affiches des candidats pour l’élection présidentielle qui s’annonce dans les prochains jours défilent sous nos yeux nous rappelant l’ambiance panaméenne. Peut-être notre chemin croisera t’il de nouveau la route de l’un d’entre eux ? Ces pensées s’effacent rapidement pour laisser place à la magie du spectacle qui se meut au rythme des kilomètres. Nous découvrons le pays complètement différent du précédent : vert, montagneux, vallonné, les villages entretenus, les routes dans un état parfait. En milieux de journée, nous débusquons un très beau lac ou dormir, laguna del Pino. Le chemin caillouteux agresse mes chaussures qui sont désormais dotées d’un sourire de plusieurs centimètres, elles semblent heureuses du chemin parcouru, heureuses, mais fatiguées. Nous arrivons au niveau de trois gamins agités et effrayés. Poings serrés, des pierres à l’intérieure. L’animosité n’est pas contre nous, mais envers un homme visiblement bourré au milieu du chemin, alternant plongeons et courses folles, il avance semble t-il dans notre direction. Les enfants me demandent s’ils peuvent rester à coté de moi pendant que nous le croisons, l’homme ne nous calcul pas et continue son chemin. Malheureusement, ce genre de rencontre ne sera pas rare au Guatemala.

Nous atteignons le lac, au milieu d’un parc national, des forces armées en nombre et des petites cahutes qui nous conviennent parfaitement. Nous obtenons l’accord d’y poser nos hamacs L’endroit est beau, naturel, entouré d’une colline verdoyante, une bonne découverte pour passer la nuit.

Le spot de camping parfait

Le lendemain, nous décidons de nous diriger vers Antigua, deux frères nous récupèrent. Des policiers nous arrêtent et vérifient nos passeports. Il me « manque » un papier de sortie du Salvador. Le policier me laisse trois choix : retourner à la frontière pour payer une taxe, retourner en France ou le payer lui. Sans l’intervention de notre conducteur qui m’offre un quatrième choix, continuer notre route, j’étais bon pour retourner à la frontière. Nous continuons avec eux jusqu’à un Wendy’s, chaîne de fast food américaine pas encore arrivée en France. Un homme s’approche doucement de la voiture, le sac à dos en face avant les mains dedans.

Il en sort…un chiot, pour le frère du chauffeur. Il cherche un nom à lui donner, Coco lui propose Zizou (à prononcer « ci-sous » en espagnol) et ça lui a plu. Quelques minutes plus tard le chiot fait une échappée au moment de notre dépôt et a failli se faire écraser.

Les deux frère et « Zizou »

Nous arrivons à Antigua, des volcans aux alentours, des rues pavées et des maisons de couleurs, la ville à un charme certain et…mince mon portable ! Je cours un 100m pour aller le récupérer dans la dernière voiture.

Il y a beaucoup de choses à voir au Guatemala, nous planifions donc (un peu) notre visite. Ruines d’Iximché, Atitlan, volcan Acatenango et ruines de Tikal. Voilà à peu près le programme sans dates ni routes bien sûr. Premier arrêt Iximché donc. Nous arrivons à Tecpàn, ville la plus proche, sous la pluie. Nous attendons un ride qui ne vient pas pour faire les trois derniers kilomètres. Carlos s’arrête, un jeune blanc de 21 ans né au Guatemala. A cause de la pluie nous décidons de reporter notre visite au lendemain et Carlos nous propose de dormir chez lui. Il nous amène manger au resto de sa mère et commande pour nous des tortillas et des garnitures variées. Sûrement, le meilleur repas que l’on ait fait depuis un baille. Sa mère apprend le français et accroche bien avec nous, elle s’inquiète aussi de notre sécurité.

Carlos nous emmène ensuite chez lui, une grande maison en bois type chalet de luxe. Il travaille dans l’exploitation familiale de fromage de chèvre mais ne s’y sent pas à sa place, diriger des gens à son âge ne lui convient pas, pas qu’il n’en soit pas capable mais pour lui il doit d’abord commencer en bas de l’échelle pour y monter. Son projet et de faire ça à l’étranger, loin de la surveillance parentale et du confort non gagné.

Iximché, ancienne capitale des Cakchiquels et l’une des dernières citées à avoir été peuplé. Les gazons entretenus font ressortir les pierres anciennes des temples et hôtels sacrificiels. Nous nous baladons en compagnie de Carlos désormais amis et, pour un moment, guide local. Le site est grand et nous nous y baladons un moment. Au loin, au fond du site, à l’abri des regards, un rituel Maya prend place. Carlos nous dit de ne pas nous approcher, ce qui se passe la bas n’est pas pour les non initiés, de la magie noire peut être invoquée.

Après la visite Carlos nous amène sur la route pour continuer notre chemin. Rapidement, nous arrivons au lac Atitlàn, sous la pluie (qui durera trois jours). Le lac est littéralement enclavé entre plusieurs volcans, les routes entre les villages sont difficiles et il y a peu de circulation. Nous arrivons en premier lieu à San Carlos, petit village surplombant le lac. Peu d’animation dans ce coin, la pluie y est sans doute pour quelque chose. Puis nous allons à San Pedro, ville plus importante et plus touristique. Nous osons nous aventurer dans les multiples petites ruelles qui la compose alternant art graphique et vues imprenable sur le lac. Nous traversons rapidement Santiago ville pleine d’activité, avec visiblement la fin d’école pour les étudiants, et peu touristique pour arriver à Panajachel cette fois extrêmement touristique. Un type nous aborde au guidon de sa moto : « Hey guys, you can camp at my house for 25 Quetzales (3 euros) !». Il habite sur les hauteurs de la ville, je monte sur sa moto pour aller voir. En chemin, j’entre dans un jeu vidéo (GTA), il slalome entre les voitures et les piétons tout en me racontant sa vie, son séjour en prison, sa consommation de stupéfiants, les complots, la perte de son fils… Une vie en 10 minutes. Il habite une petite maison perdue dans la forêt, mais avec une vue incroyable sur le lac et la ville juste en dessous. On loge sous un toit dans nos hamacs à la place du volontaire présent qui se voie déplacer sur le canapé de la maison. Le lendemain, il nous fera un topo sur la majorité des complots actuels dirigé dans l’ombre par « eux » : reptiliens, chemtrails, illuminatis et autres.

Panajachel et le lac Atitlàn vu de haut

La suite du programme se passe en hauteur, nous voulons monter l’Acatenango un volcan encore actif dont la dernière éruption remonte à 1972. La particularité de ce volcan c’est surtout son voisin le Fuego (feu). Ce dernier est en pleine activité et offre un spectacle incroyable d’après ce qu’on pu nous raconter d’autres voyageurs. Rassurés par les organisateurs au sujet de la météo, nous avons réservé un « tour », 2 jours et une nuit. Dans un petit groupe de 5 plus le guide (qui refait l’ascension pour la deuxième fois de la journée) nous entamons la montée à 2500m. La rando est découpée en 4 étapes. La première partie est difficile ça monte raide dans un chemin en terre caillouteux, une fille de notre groupe à failli s’arrêter là. La deuxième étape se fait essentiellement dans la forêt avec une montée en zigzag qui facilite un peu la marche. La troisième étape est quasiment plate pendant 1h avant d’arriver au campement. Et là, la magie opère, il fait encore jour, nous sommes dans le brouillard, mais nous entendons des « booom ! » D’un coup, l’épais manteau de nuage s’amenuise nous permettant d’apercevoir le sommet noir du Fuego relâchant une épaisse fumée à intervalles réguliers, le spectacle est hallucinant.

Mais il fait froid, environ 5°C et nous sommes fatigués on va donc se reposer dans la tente déjà montée en attendant le repas du soir préparé par le guide. La tente fait penser à celle que l’on peut voir dans les films d’alpinisme, un grand abri en toile épaisse sans compartiment pouvant accueillir une dizaine de personnes. Les duvets sont là en quantité, mais deux chacun suffiront à nous réchauffer.

Notre tente au camp de base

La nuit, le spectacle est encore plus grandiose, les nuages sont partis laissant place aux lumières des villes. A 3600 m d’altitude on voit très loin, la capitale, Antigua, une coulée de lave sur un autre volcan mais surtout, le Fuego. Toutes les 10 minutes une explosion retentit accompagnée d’un geyser de roches en fusion montant à plusieurs dizaines de mètres de haut. Parfois, une explosion plus importante inonde le volcan de lave. Nous en avons plein les yeux quand nous nous endormons pour un court sommeil. Car oui, ce n’est pas fini, nous nous levons à 4h du matin pour la quatrième étape la montée au sommet. Cette dernière est difficile, nous marchons dans de la poudre volcanique, le sol se dérobe sous nos pieds tendit que nous montons. Par contre le spectacle nous fait oublier toutes douleurs, le soleil se lève progressivement sur l’horizon dans une lumière orangée. Nous atteignons le sommet, culminant à 3976m, noir et poussiéreux juste après l’aurore. Quelques groupes sont déjà présents pour admirer le spectacle : une vue à 360° sur le Guatemala, un Fuego toujours en pleine activité et des lumières impensables.

C’est beau.

Mes chaussures sont foutues.

Nous nous dirigeons maintenant vers le Nord du pays pour aller voir les ruines mayas les plus connues, la cité de Tikal. Nous suivons le conseil de l’un de nos conducteurs : ne pas passer par la plus grande route, mais couper par l’intérieur du pays, chemin plus long, mais autrement plus beau selon lui.

Partout, dans les villes et villages, sur les routes, dans les montagnes, les petits stand de tortillas et de cuisine de rues sont présents. Ce sont les femmes, généralement en habit traditionnels huipile, qui sont aux fourneaux, aplatissant sans relâche les galettes de maïs, véritables institutions ici.

En route, nous battons notre record, 130 km dans la benne d’un pickup ! Nous atteignons Cobàn ou nous dormirons dans une chambre en sous-sol, un peu glauque, mais moins chère que le reste. Le lendemain, nous prenons la route de Semuc Champey, parc naturel à proximité d’un village perdu, Lanquin. Entre Lanquin et le parc, il y a dix kilomètres, les taxis (pick up avec une armature dans la benne à laquelle les gens s’accrochent) s’enchaînent, on nous dit que le stop est impossible ici, mais rapidement une voiture s’arrête et nous emmène, 1h pour 10km. L’intérêt principal du parc et la rivière qui le traverse. Un enchaînement de piscines naturelles en escalier rend l’endroit paisible et beau. Malgré les touristes et les locaux présents, on profite un moment de la baignade avant de monter nos hamacs à l’entrée du parc.

Les piscines naturelles de Semuc Champey

Le jour suivant, nous atteignons difficilement un croisement de routes au milieu de nulle part. La nuit va tomber et nous n’avons aucun endroit ou dormir. On suit une indication sur l’application iOverlander. Un petit parc familial est à quelques kilomètres de marche. Pour 50 Quetzales pour deux, nous pouvons y mettre nos hamacs à la sortie d’une rivière souterraine. Malheureusement, nous ne feront pas la randonnée spéléo à travers 8km de grottes qu’il nous propose faute de moyens,.

Le jour d’après, nous atteignons Flores. Un grand parking à côté d’une piscine municipale nous interpelle. Nous demandons aux gardiens s’il est possible de mettre nos hamacs à proximité, après délibération entre 5 personnes nous sommes acceptés, le seul problème, c’est le meeting de la principale concourante à l’élection présidentielle qui se passe au même endroit. Tient ne serait-ce pas l’occasion de réitérer l’aventure du Panama ? On verra ça plus tard, pour l’instant allons visiter Flores la petite île aux mille couleurs. Une île tout ronde, avec un petit sommet en son centre, c’est là que nous nous rendons. Une petite place avec un terrain de basket et une église s’y trouve. Un petit groupe de personne nous interpelle, quelques caméras et un personnage central. Il s’agit de l’un des candidats à l’élection avec comme logo un épi de maïs. Nous attendons la fin de l’interview pour prendre une photo avec lui et lui demander si son parti est écolo : « Ah non, nous, on est révolutionnaire ! »

Il est temps d’aller voir sa principale concurrente que Carlos nous présentait comme « la mère d’Hillary Clinton, la même en pire ! ». Nous arrivons en fin de meeting et nous approchons d’elle pour lui demander une photo, mais non, elle est escorté rapidement jusqu’à sa voiture. Alors nous nous rabattons sur son député, à la tête pas franchement amicale, qui accepte, sans nous calculer, la photo. Deux candidats en une journée !

En route pour Tikal, non sans mal. Nous payons l’entrée au parc 20km avant l’entrée des ruines. Nous cherchons un endroit ou dormir, bien évidemment le camping sauvage est interdit, un camping existe, mais il fallait payer à l’entrée et nous, on ne l’a pas fait. Du coup, c’est compliqué, on veut nous faire prendre un bus ou une moto pour retourner à l’entrée, mais il faut payer et nous, on ne veut pas alors on discute, mais rien à faire. Nous trouverons finalement pour le même pris un emplacement dans le jardin d’un hôtel, mieux lotis que dans le camping.

Nous débutons la visite à 6h30 le lendemain pour éviter les touristes. Le site est immense, il nous faudra 5h de marche rapide pour en venir à bout. Les temples tous plus hauts les uns que les autres s’enchaînent, les places imposantes et les stèles vont de paire. Cela devait être simplement majestueux lorsque la civilisation éteinte grouillait encore dans ces pierres. Mais maintenant la nature à repris ses droits et c’est ce qui m’a le plus marqué dans cette visite. Des arbres aux milieux des escaliers abruptes, des pierres usées par la pluie et des animaux plus nombreux que les touristes. Du haut des temples, les ruines ne sont visibles que de par leurs sommets dépassant de la canopée. Une civilisation entière disparue.

Nous achevons la visite avant midi nous laissant le temps de nous échapper de ce piège à touriste ou tout est plus cher. On monte à l’arrière d’un camion vide, on mange devant un match de foot féminin, on voit passer les légions de voitures de supporters du parti « Vamos ! », on galère et finalement, on arrive à la frontière Bélizienne.

Nous franchissons la frontière sans problèmes le lendemain, sans rien payer et débarquons dans un pays anglophone. Tout petit pays avec très peu d’habitants, il ressemble plus à la Martinique qu’aux autres pays d’Amérique centrale. La culture créole y est très présente, les couleurs de peaux sont plus sombres et le stop, et bien, c’est monnaie courante ici. Pour preuve, nous faisions du stop au niveau d’un dos d’âne (c’est comme ça que ça se fait dans le pays), un homme se joint à nous, une voiture s’arrête et nous montons tout les trois (sans demander la destination, c’est comme ça que ça se fait dans le pays). En chemin, l’homme descend et deux gardiens de prison montent. Nous descendons tous les quatre au croisement suivant avant de faire du stop chacun de notre côté du dos d’âne. Un pickup s’arrête, en moins de 3 secondes et demi les quatre places passagers sont prisent nous laissant la benne (avec nos gros sacs, on n’a été moins rapide). Nous voilà donc à 6 auto-stoppeurs dans la même voiture, du jamais-vu !

Nous arrivons dans la ville d’Orange Walk bien perdus dans l’arrière ville. Comme d’habitude, nous cherchons un endroit ou passer la nuit. Un homme nous indique un lycée religieux, mais non ce n’est pas possible. Un jeune à vélo nous dit qu’il y a le propriétaire de terrains vacants qui habite la rue d’à côté. Nous sonnons, l’homme précédant ouvre la porte et nous indique la maison d’un pasteur. La suite est biblique. Le pasteur nous dit que nous n’avons pas à nous en faire, nous aurons un endroit ou dormir pour la nuit. Cet endroit, ce sera finalement chez lui dans la chambre que son fils, Owen, nous laisse de bon cœur. Dans la soirée, Luis nous demande si nous voulons voir les enfants dont l’église s’occupe, lui et sa famille leur servent le repas tout les midis car soit ils n’ont pas les moyens de manger à leur faim soit l’argent donné par les parents sert à acheter des sucreries et autres petits plaisirs. Nous sommes donc aller voir cette cinquantaine de gamins, on leur a montré nos vidéos, on avait l’impression d’être des youtubeurs, ils se retournaient à chaque fois pour nous regarder.

Avec les enfants de l’église. Le pasteur, Luis, est à gauche

Nous n’avons eu que peu d’échanges avec eux, car ils ne restaient qu’une heure pour manger. Les femmes aux fourneaux et les hommes en salle, à diriger les prières, recadrer quelque excités et prodiguer des conseils. Un soir, nous accompagnons Luis pour la lecture et l’analyse de textes de la bible, régulièrement, il utilise notre venue pour justifier certains dires, il essaie clairement de nous mettre sur la voie de l’amour prodiguée par le Christ. Je lui ferai part plus tard qu’il me faudra plus que des paroles sorties d’un livre, toutes aussi belles et porteuses d’amour soient telles, pour me faire emprunter ce chemin. J’aime ma liberté et j’aime à penser que mes choix sont miens.

On déchiffre la Bible

Nous passons du temps avec toute la famille de Luis à aller voir les uns les autres, à visiter la ville et à discuter. Nous sommes arrivés fatigués chez lui nous en ressortiront requinqués et prêts pour le Mexique (En plus Luis ma offert une de ses anciennes paires de chaussures, des Jordans!) ! Pour eux, Dieu nous a mis sur leur chemin. Pour nous, nous avons tardé à dire à notre dernier chauffeur de nous déposer, avons chercher un endroit ou dormir comme nous le faisons régulièrement et avons été accueilli par une famille ouverte et généreuse. Nous les remercions donc eux pendant qu’ils le remercient lui.

Avec notre nouvelle famille Bélizienne

La suite sera composée de quelques kilomètres à pied, de deux voitures et d’une frontière. Devant nous : le Mexique !

2 commentaires sur “Seventeen (17) – J'irai manger au Honduras, dormir au Salvador, brûler au Guatemala et prier à Bélize

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